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BRUICHLADDICH 15 ANS-2ND EDITION |
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Caractéristiques de dégustation
Légèrement tourbé - Finition Sauternes Grand Cru Particularités Ce 15 ans ultra-sophistiqué et légèrement tourbé a été vieilli en fûts de Bourbon puis a été transféré dans des barriques de Sauternes Grand Cru. Il a gagné en 2007 une médaille d’argent lors de l’International Wine and Spirits de Londres. Sorti il y a 3 ans, ce 15 ans, au même titre, que le 12 ans va bientôt être épuisé. Région : Islay L'île aux trésors La plus occidentale des îles d'Ecosse (si on excepte les Hébrides) n'est guère attrayante, avec ses collines caillouteuses ne dépassant pas les 500 m et ses plaines tourbeuses battues par le vent. Islay n'en constitue pas moins un véritable para- dis pour les amateurs, car elle recèle les malts les plus typés d'Ecosse. L'île possède des atouts expliquant la vitalité de sa production de whisky. En effet, ses terres fertiles lui ont longtemps permis de produire l'orge nécessaire à ses besoins ; l'eau est abondante grâce à une forte pluviosité ; et les tourbières, qui fournissaient le combustible, représentent près du quart de la superficie de l'île. Dans le passé, les seigneurs locaux dominaient toute la région occidentale de l'Ecosse, tenant longtemps tête aux rois d'Edimbourg. Comme ailleurs en Ecosse, les premiers distillateurs étaient des fermiers. Mais ici, la distillation illicite a duré bien plus longtemps qu'ailleurs : la régie des alcools ne mit pas les pieds dans l'île avant 1797, et la contrebande restera endémique jusqu'en 1850 au moins. Entre tourbe et mer La découverte des malts d'Islay grâce à Laphroaig ou Lagavulin a pu un moment faire croire que la tourbe était leur grand point commun. La réalité est plus complexe, puis- que d'autres malts de l'île sont très peu tourbés. L'autre caractéristique réside en fait dans l'influence océanique qui baigne les chais, et apporte des notes iodées, voire salées, qu'on ne trouve guère ailleurs, mis à part dans les Orcades. Huit distilleries existent aujourd'hui à Islay, dont une, Port Ellen, est fermée depuis 1983, et ses malts sont donc de plus en plus rares. Par contre, juste à côté de l'ancienne distillerie, une malterie a été construite pour approvisionner les autres distilleries en orges maltées correspondant à leurs critères spécifiques. On peut distinguer deux familles dans les malts de l'île, les tourbés et les peu tourbés. Les premiers sont produits dans la partie sud d'Islay : · Ardbeg , le plus tourbé de tous, et qui a redémarré sa production après une période de sommeil. · Lagavulin , qui combine la tourbe de l'orge maltée et celle provenant d'une eau également très tourbée, quasiment jaunâtre, est par ailleurs sensible aux influences maritimes. · Laphroaig , fondée en 1820, est un peu moins tourbé, mais a longtemps été particulièrement âcre, avec des notes salées très nettes. Elle continue à malter sur place une partie de son orge. · Bowmore , située dans la petite ville du même nom, est la plus ancienne distillerie o.cielle d'Islay, voire d'Ecosse. Continuant à malter une partie de ses orges, elle se distingue par des chais situés sous le niveau de la mer. Plus au nord, les trois autres malts d'Islay se distinguent par des notes différentes : · Caol Ila , dont la distillerie moderne est la plus imposante de l'île, offre certes des notes tourbées, mais surtout fumées, avec par ailleurs une grande complexité d'arômes .oraux et épicés. Ses alambics sont les plus grands d'Islay. · Bruichladdich , qui vient de redémarrer après une longue période de sommeil, produit des malts subtils et d'une grande élégance, sans doute en raison du col particulièrement long de ses alambics. · Bunnahabhain , (qui se prononce “bu-na-ha-ven”), la distillerie la plus septentrionale, se caractérise par ses accents particulièrement moelleux, surtout maltés et à peine fumés. Voir Distillerie : Bruichladdich (Islay)Fondée en 1881 par les frères Harvey, la distillerie de Bruichladdich a connu une existence mouvementée, connaissant plusieurs propriétaires différents et de nombreux arrêts de production.Par rapport à ses concurrentes d’Islay, elle s’est toujours distinguée par la finesse et l’élégance de ses malts, très peu tourbés en général. En 1995, après plusieurs périodes de sommeil, Whyte & Mackay décide de la fermeture des installations, tout en ne fermant pas la porte à une reprise. En 2000, après plusieurs essais infructueux, c’est la société d’embouteilleur indépendant Murray Mc David (formé principalement de Mark Reynier, Simon Coughlin et Gordon Wright) qui remporte la vente pour 8,6 millions d’euros, comprenant surtout un stock de 1,4 million de litres de whisky dont les plus âgés remontent à 1984. L’arrivée de Jim Mc Ewan Alors que les deux paires d’alambic sont remises en chauffe le 26 août 2001, les nouveaux propriétaires s’adjoignent les compétences de Jim Mc Ewan comme responsable de la production. Après avoir effectué toute sa carrière à la distillerie Bowmore, située presque en face de Bruichladdich, de l’autre côté du loch, ce dernier est une véritable vedette sur Islay et dans le monde du whisky. Passionné par ce projet de redémarrage, Jim Mc Ewan y met une fulgurance qui déconcerte parfois. Il va d’abord tirer parti des stocks disponibles pour sortir toute une gamme de malts, des classiques comme les 10, 12 ans, 15 ans, 18 ans etc... Mais aussi des assemblages originaux, comme les Legacy, l’Infinity, The Forty, voire la série des Links, en hommage aux grands terrains de golf écossais (voir la gamme désormais distribuée par la société Dugas en pages suivantes). Le tout dans une même et unique bouteille trapue, avec comme porte-drapeau une même couleur bleu-vert, inédite dans l’univers des malts et déjà parfaitement identifiée par les amateurs. Plusieurs références sont même fortement tourbées, ce qui était inconnu jusqu’à présent à la distillerie. Ces nombreuses séries limitées entretiennent une attention permanente autour de Bruichladdich, même si elles donnent parfois des migraines aux distributeurs comme aux gestionnaires de stocks. Côté production, la distillerie a redémarré avec quatre alambics, six fermenteurs en pin d’Oregon et une cuve de brassage, simplement remis en état faute de moyens suffisants pour les remplacer. Malgré des contraintes (manque d’eau notamment), les innovations pleuvent aussi. En 2003, la distillerie se dote d’une ligne d’embouteillage, la première à Islay depuis des lustres. Le recours à des orges de l’île, de préférence bio, devient la priorité, afin de garantir une parfaite traçabilité, même si les ressources locales ne peuvent pas vraiment suffire aux besoins. Enfin, un gros travail de recherche est mené sur la sélection des levures. Il ya aussi - et surtout - l’élaboration depuis 2002 de l’Octomore, un malt initialement produit à 80 ppm de phénol et qui est même monté jusqu’à 167 ppm, le plus tourbé jamais produit en Ecosse, et dont les amateurs du monde entier attendent avec impatience la commercialisation prochaine. Ou encore des essais de triple distillation et surtout de quadruple distillation sont entrepris. Là aussi, il faut attendre... L’an dernier, enfin, a été lancé lors du Festival d’Islay un malt qui a connu une finition dans un fût bordelais de château Lafleur : ses accents superbement fruités ont étonné tout le monde, sans parler de sa bouteille intégralement rouge vif... Décidément, il faut plus que jamais compter sur Bruichladdich dans l’actualité du monde des malts. |
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